Il y a urgence à agir. 300 000 étudiant·es risquent de perdre leurs droits aux Aides personnalisées au logement (APL) si l’article 67 du projet de loi de finances 2026 est adopté. Cet article prévoit d’exclure la quasi-totalité des étudiant·es extra-européen·nes de l’accès aux APL, alors que celleux-ci sont déjà dans une situation de précarité extrême.
Les étudiant·es étranger·es font face à un véritable parcours du combattant pour faire leurs études en France : frais d’inscription différenciés à l’Université à cause de « Bienvenue en France », difficultés dans les démarches administratives, en particulier pour les renouvellements de séjour, discriminations dans l’accès au logement et l’emploi, forte précarité.
Perdre leur droit aux APL reviendrait à perdre 100 à 250€ par mois, des sommes absolument vitales, sans lesquelles nombre d’étudiant·es étranger·es risquent de devoir abandonner leurs études ou se retrouver sans-abris, si ce n’est pas déjà le cas.
Le gouvernement a pris la décision de se faire le relais des idées de l’extrême droite en voulant instaurer la préférence nationale dans l’aide au logement pour la jeunesse. Celle-ci s’ajoute au plan raciste “Bienvenue en France » déjà appliqué dans un certain nombre d’établissements permettant d’augmenter les frais d’inscriptions pour les étudiant-es extra communautaires. Dans l’enseignement supérieur et la recherche française, les étudiant·es seraient désormais trié·es selon leur nationalité, européenne ou non-européenne, pour décider de droit à bénéficier d’une aide sociale.
Cette mesure dont l’adoption constituerait une catastrophe pour plusieurs centaines de milliers d’étudiant•es ne doit pas voir le jour. L’ensemble de nos organisations appelle à se rassembler devant l’assemblée nationale le 12 novembre à 18h afin de s’assurer de l’échec de ce projet budgétaire, qui loin d’être seulement austéritaire constitue une attaque ouvertement raciste contre l’ensemble de la communauté universitaire et contre l’idée même d’une université publique et émancipatrice.
