Ce mardi 4 février, les étudiant-es étaient mobilisées sur plus d’une trentaine de sites universitaires à l’appel de l’Union étudiante pour dénoncer les conséquences des coupes budgétaires. À Toulouse, Rennes, Bordeaux ou Nantes, des assemblées générales ont réuni entre 200 et 300 personnes et plusieurs blocages ont été votés.
Le bilan de 8 ans sous Macron est marqué par une précarité galopante et une sélection féroce : l’an dernier, près de 90 000 étudiant-es étaient sans master à la fin de la phase complémentaire. Les budgets actuels prévoient déjà la suppression de plus de 30 000 places en licence et master pour la rentrée 2025, ainsi que la fermeture potentielle de bibliothèques et de sites entiers. À Paris 1, des coupes de l’ordre de 20% du budget sont même envisagées.
Le budget Bayrou, imposé par 49.3, prévoit :
- Une nouvelle coupe de plus d’1 milliard d’euros dans l’Enseignement supérieur et la recherche.
- Une diminution de 300 millions d’euros sur le budget des APL.
- Des frais d’inscription qui doublent pour l’enseignement à distance ou sont multipliés par 15 pour les étudiant-es étranger-es (via Bienvenue en France).
- La perte du droit à la bourse pour de nombreux étudiant-es.
Face à cette université devenue élitiste et ouverte aux intérêts privés , l’Union étudiante réaffirme sa vision d’un service public gratuit, ouvert à toustes et émancipateur.
L’Union étudiante appelle à une grande journée nationale de mobilisation le 11 février aux côtés de l’intersyndicale et des organisations de jeunesse. À Paris, le rendez-vous est fixé devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur à 12h.
Nos revendications :
- La création de plus de 300 000 places à l’Université.
- Un revenu d’autonomie à hauteur de 1216€/mois.
- Un plan d’investissement massif pour l’ESR.
- La fin de la sélection par l’abrogation de Parcoursup et MonMaster.