Cette année encore nous faisons le même constat : être étudiant•e en 2025 dans la France de Macron est un véritable parcours du combattant. En effet, nos conditions de vie et d’études sont systématiquement dégradées depuis le début des mandats Macron. Dans le même temps, le système des bourses, dont Macron nous promet la réforme depuis 2022, n’a jamais été aussi insuffisant, inefficace et infantilisant.
Conséquence directe : des milliers d’étudiant·es perdent un échelon de bourse et donc des revenus vitaux, alors même que les revenus parentaux, eux, n’ont pas augmenté. Pire encore, les étudiant·es étranger·es, contraint·es de payer jusqu’à 16 fois plus avec le plan “Bienvenue en France” discriminant, sont toujours
exclu·es des bourses.
Pendant ce temps, la moitié des jeunes sautent des repas, gonflant les files de l’aide alimentaire. Le salariat étudiant reste la première cause d’échec en licence, et le temps de travail imposé aux étudiant·es ne cesse d’augmenter depuis 2017.
Aujourd’hui, quelle que soit la ville ou la filière, ce qui nous rassemble, c’est la précarité. En 7 ans de Macron, nous avons perdu 2 992 € de pouvoir d’achat, et rien qu’en 2024, 342 € supplémentaires ont encore disparu.
Ces attaques aux conditions matérielles d’existence des étudiant•es s’ajoutent à la destruction méthodique du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pour l’exercice budgétaire de 2024, c’est près de 80% des universités qui ont été déficitaires, pourcentage qui a donc quadruplé en deux ans. La cause est évidente : Macron a imposé aux universités certaines dépenses qui ont été seulement partiellement compensées, dans le meilleur des cas.
Face à ces politiques austéritaires et aux suppressions massives de places dans des filières entières, nous nous sommes mobilisé·es l’année dernière par milliers, et la réponse a été la répression policière et administrative partout en France.
Macron et ses alliés mènent une guerre sociale et raciste contre l’université qu’ils veulent la réserver à une petite élite et les étudiant•es qu’ils veulent sans cessent mettre au pas par leurs politiques de misère. Bayrou a ainsi annoncé une année blanche durant l’été, synonyme de coupes budgétaires pour tout sauf la guerre. Autrement dit, nos dirigeants nous promettent + de sélection, + de précarité, + de privatisation.
Mais la jeunesse n’est ni dupe ni résignée. Elle sait qui l’appauvrit et qui l’opprime. Alors si la Macronie veut donner une couleur à 2025, elle ne sera pas grise ni noire : elle sera rouge.