L’Union Étudiante se présente pour les élections Crous de 2026 avec la liste « Union Étudiante contre Macron et l’extrême droite : pour un revenu étudiant, un logement digne, un repas à 1€ pour toustes », notre communiqué :

Du 3 au 5 février 2026 se tiendront les élections Crous, et l’Union Étudiante se présente dans la quasi totalité des CROUS.

L’alternative que nous incarnons est claire, voter Union Étudiante c’est voter contre Macron et l’extrême droite : pour un revenu étudiant à 1288€, un logement digne et un repas à 1€ pour toustes !

En effet, en 2024 nous avions pu mettre en lumière la perte de 2650€ de pouvoir d’achat pour les étudiant·es après 7 ans sous Macron.

Les étudiant·es vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, notamment du fait de bourses qui concernent chaque année toujours moins d’étudiant·es et dont les montants n’ont pas augmenté depuis 2023. Ainsi, les étudiant·es sont forcé·es de sauter plusieurs repas par mois pour manque de moyens financiers. S’ajoute à cela la crise du logement, qui touche particulièrement les étudiant-es qui mettent en moyenne 3 mois à trouver un logement pour la rentrée après avoir eu leur affectation Parcoursup. Cela a pour conséquence que 29% des étudiant-es ont commencé l’année sans logement fixe, et lorsqu’un logement est trouvé, 7 étudiant-es sur 10 disent y subir des nuisances. [chiffres issus de l’enquête de l’Union Étudiante].

L’accès au logement et aux bourses est aussi profondément inégalitaire, marqué par des discriminations racistes voulues par Macron et l’extrême droite. Nous le savons, les fachos et leurs idées s’imposent dans toute la société au rythme des polémiques racistes orchestrées par les médias de Bolloré et autres milliardaires.

Il ne faut pas se méprendre, si l’extrême droite progresse, c’est car Macron et Bardella ont un projet commun pour la jeunesse qui ne nous promet que précarité et répression. Par la destruction de l’université publique et gratuite, par la précarisation des étudiant-es, et par la sélection sociale et raciste. Ils veulent que l’accès et la poursuite des études soient des privilèges. Leur but est de créer une université élitiste, blanche et bourgeoise, fermée aux étranger·es et fermée aux enfants d’ouvrièr·es, forcé·es de travailler ou de faire la guerre. Leur projet est déjà en cours : ils rendent les conditions de vie et d’études des étudiant·es étrangères encore plus invivables qu’auparavant, en leur interdisant l’accès à toutes aides sociales et en les privant de tous les droits étudiants.

Leur projet est aussi profondément impérialiste et colonialiste. En Palestine, au Congo, au Soudan, au Venezuela, et partout dans le monde, ils s’allient aux génocidaires et pillent les ressources. Nos universités et nos CROUS sont complices en maintenant leurs partenariats avec des institutions et entreprises génocidaires.

Sur nos lieux d’études, l’extrême droite, qui prône la préférence nationale dans les universités comme pour les CROUS, harcèle et agresse les étudiant·es non-blanc·hes, trans, queer et syndicalistes. L’extrême droite étudiante, la Cocarde et l’UNI, c’est aussi des saluts nazis et des jeux de carte antisémites, comme à Strasbourg. Pour autant, ces groupuscules progressent moins vite sur nos lieux d’étude, sur le terrain comme dans les urnes.

Cette progression plus lente n’est pas un hasard : quand la jeunesse s’organise et milite pour ses droits, les idées progressistes gagnent du terrain. L’Union Étudiante se battra toujours, au Crous, dans l’enseignement supérieur et dans toute la société, contre les idées racistes et systématiquement antisociales, que portent l’Uni ou encore la Cocarde.

Il y a alors urgence à agir. Avec l’Union étudiante, premier syndicat étudiant de France, nous refusons cette guerre sociale et raciste que nous mènent Macron et l’extrême droite.

Nous avons un autre projet de société : celui d’une jeunesse émancipée, pour qui étudier est un véritable droit et non un privilège. Loin du corporatisme de certain·es qui accompagnent en silence la dégradation et la paupérisation du CROUS, nous défendons un véritable service public de la jeunesse permettant à toute une classe d’âge d’accéder à l’enseignement supérieur. Pour 2026, nous avons pris une bonne résolution : mettre fin à la précarité étudiante.

Nous revendiquons:

  • L’augmentation immédiate du montant des bourses, leur annualisation, leur indexation à l’inflation;
  • A terme, un revenu étudiant à 1288 euros par mois pour toustes, pour qu’aucun étudiant ne vivent sous le seuil de pauvreté.
  • L’intégration des étudiant-es étranger-ères aux politiques de protections sociale
  • 5 milliards pour la rénovation thermique des logements en cité U
  • La construction de 80 000 logements en résidences universitaires pour atteindre 650 000 en 2035.
  • Un plan d’investissement de 8 milliards d’euros pour l’ESR.
  • L’encadrement des loyers des logements privés et CROUS

Construire cette alternative et battre Macron et l’extrême droite se fera nécessairement par la combinaison d’une mobilisation massive sur le terrain et d’élu·es étudiant·es combatif·ves présent·es au quotidien pour défendre les droits des étudiant·es.

Au contraire, l’antifascisme de façade de certain-es qui ne repose que sur des alliances opportunistes plutôt que du militantisme de terrain ne sera jamais efficace.

Aujourd’hui, la jeunesse aspire à beaucoup : sortir des crises démocratique, écologique ou encore sociale. Ce à quoi elle n’aspire pas, c’est à l’union de la vieille gauche sans colonne vertébrale. Cette jeunesse, qui a connu la loi travail et le mandat Hollande, est celle déçue de ce Nouveau Front Populaire, que le Parti Socialiste a trahi en refusant maintes et maintes fois de censurer Emmanuel Macron et ses gouvernements sans cesse plus réactionnaires.

S’agissant des élections Crous, les Jeunes Socialistes de RS, qui composent l’alliance ‘syndicale’ avec l’UNEF et la “Coordo”, cherchent également à prétendre lutter contre les politiques austéritaires de Macron, ainsi que contre l’extrême droite. Ceux qui, encore il y a deux jours, ont défendu un budget de l’État supprimant les APL pour les étudiants étrangers, osent dire sans honte qu’ils sont contre cette mesure.

Pour les empêcher de trahir aussi dans les CROUS, une seule solution: ne pas se laisser endormir par de fausses promesses.

Cela est d’autant plus vrai au regard de l’histoire de deux des trois organisations composant cette alliance. RS et la Coordination se sont en effet fondées récemment, chacune en soutien à des auteurs de violences sexuelles évincés de leurs syndicats d’origine.

Considérer que la montée du masculinisme n’est pas directement corrélée à la montée de l’extrême droite, et qu’il est possible de combattre cette dernière sans une ligne féministe inébranlable est une immense erreur.

Nous n’accepterons jamais de combattre l’extrême droite aux côtés de nos agresseurs. Nous ne ferons pas non plus tomber Macron et avec lui ses projets précarisants et répressifs pour la jeunesse avec les acteurs récurrents des pires politiques libérales et antisociales de cette dernière décennie.

Alors du 3 au 5 Février 2026, on vote pour continuer à combattre Macron pour de vrai, au quotidien et sur le terrain. On vote contre le projet nationaliste et raciste de l’extrême droite

On vote pour l’Union Étudiante pour un revenu étudiant à 1288€, un logement digne et un repas à 1€ pour toustes !