Communiqué de presse

Nous attaquons en justice nos universités face au génocide à Gaza

(Photo by Jerry Lampen / ANP / AFP) / Netherlands OUT

Avec l’Union étudiante, NIDAL, l’UJFP, Solidaires, SUD, la CGT ferc sup, nous avons déposé des recours pour forcer les universités françaises à rompre leur partenariat avec les universités israéliennes qui soutiennent le génocide, l’apertheid, et la colonisation.

Pourquoi attaquer en justice nos universités ?

Aujourd’hui, le génocide continue, depuis le début du siège israélien, les chiffres officiels annoncent 71000 personnes tuées par l’armée israélienne, mais beaucoup d’estimations dépassent largement les 100 000 morts. Ce génocide, qualifié par la cour internationale de justice, qu’organise le gouvernement israélien entraine les institutions du pays dans son action, dont le monde universitaire. Et pour certaines universités israéliennes elles participent totalement à l’effort de guerre en développant la recherche militaire par exemple via la création d’armes, de drone militaire, de financement de réservistes, et même de sanction contre des professeur-es opposés à la politique de colonisation et de génocide. 

Quel est le lien avec les universités françaises ?

Actuellement en France des dizaines d’universités ont toujours des partenariats actifs avec les universités israéliennes. Tout en sachant pleinement les agissements des universités israéliennes. 

Ces partenariats sont illégaux. Le fait de maintenir un échange institutionnel avec des universités qui participent à des crimes contre l’humanité va à l’encontre du droit international. De manière plus claire, le maintien de ses partenariats nous met dans une situation de complicité. Et c’est là dessus que reposent ainsi nos recours.  

Comment on en arrive au recours ?

Ça fait plusieurs années que nous nous mobilisons à ce sujet. Dès la fin 2023, il y a eu des centaines de rassemblements étudiants demandant la fin des partenariats, et ce partout en France : Rennes, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Lille, Marseille, Paris, etc.

Dès le départ, les universités et le ministère ont pris la décision politique de refuser de ne serait ce que transmettre les contenus des partenariats. L’objectif était clair : ne pas accéder aux revendications et camoufler la responsabilité des universités françaises. Les universités répondaient alors que la rupture des partenariats serait une rupture de la liberté académique et qu’il fallait au contraire les maintenir à tout prix, soit disant pour garantir un échappatoire aux chercheurs israéliens. Sauf que : les chercheurs israéliens critiques du régimes sont les premiers à soutenir le boycott académique et donc la rupture des partenariats avec leurs universités. Et même, les chercheurs israéliens qui osent prendre la parole se retrouvennt sanctionné par ces mêmes universités comme c’est le cas de la professeure Shalhoub Kevorkian supsendue en 2024 pour avoir signé une tribune utilisant les termes de territoire occupé, de “colonialisme de peuplement” et de “génocide” à propos de Gaza”.  

C’est donc conscient-es de cette situation et appuyé par les mobilisation, partout en France, les syndicats de l’Union Etudiante en lien avec les comités Palestine ont déposé des motions à plusieurs reprises dans les conseils d’administration des universités pour obtenir la fin des partenariats. La plupart du temps, ils se sont heurté à des refus et même une interdiction du débat dans les conseils. Comme, il y a quelques jours à Sorbonne Université : la motion déposée par l’Union Étudiante et le comité palestine n’a même pas été discutée en conseil d’administration. 

On passe à un cran au dessus

Ainsi face à ces rejets systématiques, depuis le début de l’année, avec plusieurs organisations, nous avons adopté la voie judiciaire pour contraindre les universités

Alors on s’est organisé pour obtenir les documents des partenariats que les universités ne voulaient pas montrer, on a mis en demeure plusieurs universités ce qui a permis en  premier lieux d’obtenir les conventions, mais aussi face à leur refus de rupture d’émettre le recours. Et donc avec NIDAL, …., nous portons ce recours, contre les partenariats qui sont illégaux, car ils violent le droit international. 

C’est que la faute de nos universités ?

Et il ne faut pas oublier que cette complicité ne se fait pas que dans les universités, et qu’il y a bien une responsabilité étatique. Notre gouvernement a des intérêts économiques, diplomatiques, et choisit de soutenir les politiques de l’État israéliens. 

Là où en 2022, le gouvernement avait donné des directives aux universités pour rompre les partenariats avec les univs russes, suite à l’invasion de l’Ukraine ,ce qui montre bien un deux poids deux mesures. 

Le gouvernement s’arme d’un attirail répressif pour faire taire les voix pour la paix, contre les crimes contre l’humanité, à travers la loi Yadan, ou la circulaire récente de Philippe Baptiste pour interdire les événements politiques dans les universités. Ce sont  des dizaines de conférences concernant la Palestine qui ont été interdites, annulées. Et même, en avril 2025 quand Science Po Strasbourg avait voté une motion pour la fin des partenariats avec l’université Reichman, le ministère par des pressions, a poussé l’établissement à revenir dessus et maintenir le partenariat. 

C’est pourquoi le recours est déposé aussi contre le ministère de l’ESR et le ministère des affaires étrangères. Nous refusons que la France soutiennent des crimes contre l’humanité. 

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