Depuis ce midi, l’Union étudiante mène une action nationale de perturbation des lignes téléphoniques du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous appelons et invitons tous les étudiant-es à appeler le numéro public de notre ministre pour faire part de nos témoignages et de notre refus à cette nouvelle mesure raciste.
En effet, par cette action nous voulons dénoncer le plan Bienvenue en France 2.0 qu’a annoncé le 20 avril dernier Philippe Baptiste. Ce projet de décret que le ministre prévoit de signer dans les prochains jours rendraient obligatoires l’application des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires.
Après la suppression des APL pour les étudiant-es étranger-es, le gouvernement franchit un nouveau pas dans l’indécence en imposant des frais de 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master. C’est une multiplication par 16 des tarifs par rapport aux étudiant-es européen-nes. Privé·es de bourses et d’aides au logement, les étudiant·es etranger-es subissent un acharnement qui les condamne à la précarité et au renoncement aux études. Nous le dénonçons depuis des années, les macronistes mettent en œuvre un tri social et raciste à l’entrée et dans les universités.
Nous ne nous y trompons pas : en ciblant les étudiant·es sur la base de leur nationalité, le gouvernement Macron ne cherche pas le « rayonnement international », il applique point par point le programme de la préférence nationale de l’extrême droite. Ceux qui prétendaient faire barrage aux idées réactionnaires en sont aujourd’hui les principaux artisans.
Face à un gouvernement qui refuse d’entendre la détresse et la colère des étudiant·es à Strasbourg, à Paris 1 et partout sur le territoire, l’Union Étudiante passe à l’action directe. Puisque le Ministre Philippe Baptiste s’enferme dans une logique de tri social et raciste, nous saturons ses lignes pour rendre son ministère aussi inaccessible que nos universités le deviennent pour les étudiant-es étranger·es.
Ce 30 avril est ainsi une première date de mobilisation contre cette mesure raciste dans l’enseignement supérieur. Nous appelons à poursuivre la mobilisation dès la semaine prochaine au sein des universités pour faire face à cette politique, et à rejoindre le rassemblement le 12 mai devant le ministère de l’enseignement supérieur.