Après une semaine de mobilisation, durement réprimée par la police envoyée par la Présidence de l’Université à Sciences Po Strasbourg (un étudiant à l’hôpital avec de multiples traumatismes crâniens), nous écrivons ce soir pour répondre au communiqué de la direction de l’IEP. Celui-ci confirme la stratégie manipulatrice de rupture du dialogue, de mensonges et d’accusations à l’encontre des étudiant.e.s.
Tout ce qu’il s’est passé aurait pu être évité si le vote du Conseil d’Administration de juin, mettant fin au partenariat avec Reichman, avait été respecté. Mais la direction a préféré s’entêter, refuser les espaces de dialogue mis en place par les étudiant.e.s elleux-mêmes, diaboliser le mouvement et le réduire au silence.
Jean-Philippe Heurtin, directeur de l’établissement, préfère s’enfermer dans son bureau plutôt que de parler aux étudiant.e.s mobilisé.e.s. Ce dernier a refusé de recevoir une délégation aujourd’hui à 11h, alors que celle-ci s’était présentée. Nous déplorons ce manque de dialogue, d’honnêteté, ainsi que les accusations mensongères présentes dans le communiqué de la direction (par exemple, aucune AG n’a voté la reconduction des blocages pour une semaine).
Concernant les propositions de la direction :
- Comité éthique : Nous l’avions porté comme revendication et nous soutenons sa mise en place pour examiner les partenariats.
- Délégation à l’université Reichman : Nous refusons de participer à une entreprise de légitimation d’un établissement qui soutient le génocide à Gaza.
Nous interpellons la direction sur son absence lors des interventions policières violentes contre les étudiant.e.s et professeur.e.s. Pourquoi avoir autorisé l’entrée de la police dans un amphithéâtre où des formations étaient en cours?
L’Union Étudiante exige :
- La fin immédiate du partenariat avec Reichman.
- La mise en place d’un comité éthique.
- La libre organisation des étudiant.e.s dans leur lieu d’étude, sans pressions policières, médiatiques ou institutionnelles.
Le mouvement ne cessera pas tant que ces revendications ne seront pas entendues.