Ces dernières semaines ont montré la détermination du gouvernement à poursuivre sa politique libérale et répressive avec le passage de la loi dite de « lutte contre l’antisémitisme » dans l’enseignement supérieur. Cette loi, adoptée sans concertation, préfère criminaliser la mobilisation en soutien à la Palestine plutôt que de protéger les étudiant-es. Ce vote a été rendu possible par l’alliance de la macronie, de l’extrême droite et de voix issues du Parti socialiste.
Le gouvernement lance désormais une nouvelle charge contre l’université publique. Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, a déposé en catimini une nouvelle « loi de modernisation » aux conséquences lourdes:
- Pour le privé : Un renforcement des prérogatives sur la délivrance des diplômes et une légitimité accrue via des agréments renforcés, au profit des spéculateurs.
- Pour le public : Un renforcement des mécanismes de fusion (EPE) et une autonomie synonyme de démantèlement de l’Université publique.
Nous dénonçons ces attaques qui interviennent systématiquement au cours de l’été, lorsque les campus sont vides et les étudiant-es forcé-es de travailler, les empêchant de se mobiliser. Le dépôt surprise de ce projet illustre la lâcheté d’un ministère déconnecté qui méprise l’avis des représentant-es.
Refusant de participer à un débat au calendrier aussi contraint et faussé, nous prenons nos responsabilités: L’Union Étudiante, soutenue par l’Union Syndicale Lycéenne, boycotte les séances du CSE (3 juillet) et du CNESER (8 juillet), considérant ces instances comme de simples chambres d’enregistrement.
L’Union Étudiante s’associe aux appels de la FSU et de la CGT pour organiser une riposte unitaire afin de défendre un service public de l’ESR fort, démocratique et ouvert à toustes!