Communiqué de presse

Le génocide se poursuit à Gaza, le gouvernement condamne les étudiant-es gazaoui-es à la mort

Emmanuel Macron et le gouvernement français brillent depuis 22 mois par leur inaction pour faire cesser le génocide en cours à Gaza. Aujourd’hui, le gouvernement passe un nouveau cap dans l’ignominie : ils ont annoncé la suspension de toute évacuation suite à des propos antisémites attribués à une étudiante gazaouie acceptée à Sciences Po Lille.

Si l’antisémitisme n’a aucunement sa place ni dans nos lieux d’études ni dans la société, cette décision est démesurée. Il s’agit d’une véritable punition collective qui condamne tous les jeunes gazaoui-es qui pouvaient encore espérer se sauver. D’autant que nous n’avons jamais vu une seule réaction du gouvernement face aux saluts nazis de l’UNI et à son jeu de carte antisémite. Pourquoi ce deux-poids deux-mesures dans les réactions gouvernementales si ce n’est par racisme envers les Palestinien-nes?

Cette décision intervient alors que la situation de ces étudiant-es relève déjà du parcours du combattant : iels doivent justifier d’une somme de plus de 8000€ sur leur compte et passer de longues étapes administratives avant de pouvoir espérer obtenir une inscription, qu’iels paient au prix fort pour beaucoup, en raison de l’application par de plus en plus d’universités du plan Bienvenue en France. Le tout dans un contexte de génocide et de volonté d’extermination de leur peuple.

En fermant ses frontières et les portes de ses Universités aux jeunes palestinien-nes, le gouvernement peine à cacher une décision aux motivations racistes et aux conséquences mortelles.

L’Union étudiante exige que les ministères en charge abandonnent ce projet de condamnation à mort des étudiant-es gazaoui-es. Nous appelons toustes les étudiant-es à interpeller le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste ainsi que le ministre des Affaires Étrangères Jean-Noël Barrot.

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