Communiqué de presse

L’Union étudiante remporte 3 sièges au CNESER et confirme son rang de 1er syndicat étudiant

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Du 2 au 6 juin 2025, les 2 000 élu·es étudiant·es étaient appelé·es à élire leurs représentant·es au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER). La liste conduite par l’Union Étudiante à ces élections a réuni près de 370 suffrages, soit 22% des voix avec une participation record, permettant à notre organisation d’obtenir 3 élu·es et confirmer sa place de 1er syndicat étudiant.

Ces résultats sont le fruit du travail de terrain de l’Union étudiante pendant deux ans, afin de convaincre les étudiant·es de notre projet et implanter notre modèle syndical sur l’ensemble du territoire. En nombre de voix et d’élu·es, le bloc syndical progresse de 178 voix, obtient 5 sièges etdépasse le corporatisme, témoignant des
aspirations de la jeunesse et de leur adhésion à notre projet. Cela nous donne la force d’aller chercher de nouvelles victoires et de faire face aux attaques, par la construction d’une mobilisation coordonnée dès la rentrée.

Ce résultat s’ancre dans la continuité des élections CROUS 2024, par scrutin direct, où la participation record de 200 000 étudiant·es a porté l’Union Étudiante comme première organisation étudiante avec 38% des voix.

Entre la mise en place d’une sélection normalisée à l’université et la dégradation de nos conditions de vie et de nos conditions d’études par la baisse des budgets alloués aux universités, le recul du corporatisme est le signe d’un désaveu sans appel des politiques libérales menées par Emmanuel Macron.

La FAGE réalise son pire score depuis 2017, signe d’un changement de paradigme au sein de la représentation étudiante, au profit du syndicalisme étudiant. Malheureusement, les volontés diviseuses de quelques un·es nous ont empêché d’arracher un 4e siège et de faire reculer durablement l’extrême droite et le corporatisme.

L’Union Étudiante, la seule alternative syndicale face à Macron et Le Pen

Face au projet mortifère de Macron et son gouvernement, les étudiant·es ont fait le choix de lui opposer notre projet de société, pour un enseignement supérieur émancipateur, démocratique, écolo et solidaire, contre la sélection et l’extrême droite.

Les circonstances actuelles démontrent un nouveau durcissement autoritaire et raciste avec un gouvernement qui applique déjà le programme de l’extrême droite : discriminations xénophobes et racistes à l’accès à l’université, interdiction du voile à l’université et dans le sport… Alors que les violences d’extrême droite se font de plus en plus nombreuses et virulentes sur nos lieux d’études, l’UNI est complètement dé-diabolisée par le gouvernement, au moment où une épidémie de saluts nazis en son sein a été révélée, et où, à Strasbourg, ses membres élaborent des jeux de carte antisémites, racistes, homophobes et sexistes.

Notre modèle syndical est le seul rempart contre la menace de l’extrême droite et de l’internationale réactionnaire. Notre action doit être explicitement antiraciste, féministe et inclusive, pour faire reculer l’islamophobie et le racisme d’État ainsi que toutes les discriminations à l’université.

Dès maintenant, construisons la suite de la mobilisation !

Ces élections ne sont pas une fin en soi mais elles démontrent l’ampleur des défis auxquels nous devons faire face dès maintenant. Face à la gravité des attaques actuelles contre l’enseignement supérieur et la jeunesse, ces résultats doivent servir de point d’appui pour organiser les étudiant·es, autour de notre démarche syndicale.

Plus que jamais, il est indispensable de s’organiser collectivement et de se coordonner à toutes les échelles pour faire face aux enjeux qui sont les nôtres. L’unité ne se décrète pas et ne s’invoque pas, mais se construit dans la lutte. Nous appelons ainsi les forces vives du syndicalisme étudiant à nous rejoindre pour organiser la mobilisation à la rentrée, contre l’extrême droite, la précarité et la sélection.

L’Union Étudiante se bat pour un service public de l’enseignement supérieur financé à hauteur des besoins, ouvert à toustes et gratuit, pour un revenu d’autonomie pour tous·tes, contre toutes les oppressions mais aussi pour la fin des partenariats avec les entités complices de crimes contre l’humanité, à l’heure où le génocide à Gaza se déroule dans un silence complice.

Nous appelons toustes les étudiant·es à nous rejoindre pour s’organiser et se battre collectivement pour transformer l’université et la société.

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